Demeurer en Jésus

À ceux qui recherchent la Seigneurie de Jésus-Christ en toutes choses et qui désirent Le servir de la manière qu'Il a Lui-même établie et non selon leurs propres choix. À ceux qui veulent Le découvrir.

DEMEUREZ EN CHRIST

Par Andrew MURRAY

Demeurez en Christ,  et vous trouverez le repos de vos âmes.

« Venez à moi et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, et vous trouverez du repos pour vos âmes. » (Mathieu XI : 28, 29.)

Le repos de l’âme. Voilà ce que le Sauveur offre au pécheur fatigué et chargé, pour l’attirer à lui. Malgré son apparente simplicité  cette promesse est aussi ample et complète que possible. Le repos de l’âme, n’est-­ce pas la délivrance de toute crainte, la satisfaction de tout besoin, l’accomplissement de tout désir? Le Sauveur n’offre rien moins pour ramener celui qui s’est éloigné; et il répète par deux fois cette promesse, mais avec des conditions assez différentes pour nous faire comprendre que le repos promis ne peut être réalisé et conservé que dans une communion permanente, en sorte que si nous le perdons, c’est que nous ne sommes pas demeurés en lui.

D’abord il dit : Venez à moi et je vous donnerai du repos. Au moment même où vous viendrez et où vous croirez, je vous donnerai du repos, le repos du par­don et de la réconciliation. Mais il faut du temps pour vous approprier pleinement ce que Dieu nous donne ; aussi le Sauveur ré­pète-t-il sa promesse dans les termes qui n’expriment plus seulement ce premier repos qu’il donne à l’âme fatiguée quand elle vient à lui, mais le repos plus solide et plus profond que possède l’âme demeurant en lui, le repos, fruit d’une connaissance plus complète  d’une union plus intime et de l’entier abandon de soi.

Prenez mon joug, recevez mes instructions, dit-il, mettez-vous à mon école, pliez-vous à ma discipline, soumettez-vous en toutes choses à ma volonté, que votre vie ne fasse qu’un avec ma vie, en un mot :

« Demeurez en moi, et vous trouverez du repos pour vos âmes! »

Ces paroles de Jésus, ne nous font-elles pas découvrir la raison pour laquelle nous perdons si souvent, le repos de nos âmes? Le secret d’un repos parfait et durable, c’est de se livrer complètement à Jésus, de lui abandonner sa vie pour que lui seul la dirige, se laisser enseigner par lui, être et faire uniquement ce qu’il veut ; hors de ces conditions, inutile d’espérer conserver la paix que Jésus nous a une fois donnée.

Le repos est en Christ, l’âme ne peut en jouir qu’en étant elle-même en lui. Faute de saisir cette vérité, beaucoup de croyants perdent vite la paix. Les uns ignorent que Jésus veut une consécration complète, qu’il n’y a pas un détail de notre vie sur lequel il ne veuille régner et dans lequel nous ne devions chercher à lui plaire. D’autres regardent cet état de l’âme qui demeure constamment en Jésus, comme le couronnement d’une vie entière de sainteté et de progrès, mais non comme le point de départ pour un faible commençant.

Prendre le joug de Jésus et le porter sans le poser un seul instant, semble demander un déploiement d’efforts, un degré de sagesse tout à fait au- dessus de leur portée. Ceux qui pensent ainsi ne savent pas combien « son joug est doux », combien son joug même donne le repos: car, du moment où l’âme se plie à ce joug, le Seigneur donne la force et la joie pour obéir. Ils ne remarquent pas non plus que lorsque Jésus dit : « Recevez mes instructions, » il ajoute « Je suis humble de cœur », nous donnant, ainsi l’assurance qu’il ira au-devant de notre faiblesse et nous portera comme une mère porte dans ses bras son petit enfant. Ils ne voient pas enfin que lorsqu’il dit : « Demeurez en moi, » il demande simplement que nous nous livrions à lui, son amour tout-puissant se chargeant de nous garder et de nous bénir.

Ainsi, les uns s’égarent faute d’une consécration entière, les autres faiblissent par manque de confiance. Consécration et foi sont les deux éléments essentiels de la vie chrétienne. Tout donner à Jésus, tout recevoir de Jésus. L’un implique l’autre, et les deux sont réunis dans cette expression : se livrer. Se livrer complètement ou s’abandonner  c’est obéir aussi bien que se confier, se confier aussi bien qu’obéir.

Avec un tel malentendu au point de départ, il n’est pas étonnant que la vie chrétienne ne soit pas la vie de joie et de force que nous espérions. Ignorant d’un côté que nous ne pouvons absolument rien faire en dehors de Christ, et de l’autre que Christ veut se charger de nous pour nous garder et nous conduire dans les moindres détails de notre vie, nous comptons sur nos propres forces, et nous tombons constamment dans le pêché. Notre sentier au lieu de devenir de plus en plus lumineux comme le sentier du juste jusqu’à la parfaite lumière, devient comme le chemin d’Israël errant dans le désert : toujours en route pour le repos promis  souvent près de l’atteindre et n’arrivant jamais. Âmes fatiguées, qui cherchez ce repos, apprenez aujourd’hui à connaître la retraite où la paix vous est assurée.

Mais, direz-vous, c’est précisément de demeurer en Jésus, de porter toujours son joug, de recevoir ses instructions qui est difficile  l’effort même, pour y parvenir, trouble souvent plus encore que le péché ou le monde  L’erreur est précisément de croire qu’il faille un effort. Est-ce une fatigue pour le voyageur de se reposer sur le lit qui lui a été préparé? Est-ce un labeur pour le petit enfant de reposer dans les bras de sa mère? N’est-ce pas le lit qui soutient le voyageur? N’est-ce pas les bras de la mère qui portent l’enfant ? Il en est de même de Jésus. L’âme n’a qu’à se livrer à lui et se tenir en repos.

La grandeur même de la bénédiction nous empêche de la saisir. Nous n’osons pas croire que Jésus veuille et puisse nous instruire et nous garder tout le jour durant. C’est là, cependant, ce qu’il a promis ; et, dans la mesure où nous le croirons, nous trouverons la paix. La difficulté ne vient pas du joug à prendre, mais de notre résistance à prendre le joug, puisque c’est notre complet abandon à Jésus, comme à notre Maître et notre Gardien, qui nous assure le repos de nos âmes.

Acceptez dès ce jour, en toute simplicité, la parole de Jésus. L’ordre est positif :

 « Prenez mon joug, recevez mes instructions, demeurez en moi ».

Nous n’avons pas la liberté d’hésiter. Le soldat docile, sans demander pourquoi ni comment, obéit, se confiant en la sagesse de son supérieur pour pourvoir à tout. A nous donc d’obéir ; à Christ notre Sauveur de nous rendre capables de demeurer dans le repos et d’y persévérer; à lui de nous faire goûter les bienfaits de ce repos. Et si, par moments, nous faiblissons, que ce soit une nouvelle raison pour nous confier plus résolument en l’amour tout-puissant de Jésus.

Heureux repos, avant-goût du ciel! Quand nous le possédons nous trouvons la force pour tout devoir, le courage pour tout combat, une bénédiction dans chaque croix, la joie de la vie éternelle dans la mort, même.

« Demeurez en moi. Prenez mon joug et recevez mes instructions, et vous trouverez du repos pour vos âmes. »

À propos de Sylvie

Amie de Jésus depuis 1991, épouse, maman de 3 enfants, j'ai rencontré mon mari lors de mes études à l'Institut Biblique du Dauphiné à Grenoble.

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Cette entrée a été publiée le 13 avril 2013 par dans Disciples, Lectures, et est taguée , , , , , , , , , , , , , , .
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