Demeurer en Jésus

À ceux qui recherchent la Seigneurie de Jésus-Christ en toutes choses et qui désirent Le servir de la manière qu'Il a Lui-même établie et non selon leurs propres choix. À ceux qui veulent Le découvrir.

UN CONFLIT INÉVITABLE

Par Robert Menpiot

En venant dans le monde pour vivre et accomplir l’Evangile, Jésus apportait, lié à sa personne, le principe actif d’un combat, ainsi que le vieux Siméon en a eu la révélation :

« Sache-le : cet enfant est destiné à être pour beaucoup en Israël, une occasion de chute ou de relèvement. Il sera un signe qui suscitera la contradiction ; ainsi seront dévoilées les pensées cachées de bien des gens… » (Luc 2. 34-35)

Par ses actes, par ses paroles, par toute sa personne, Jésus soulèvera la contradiction. La vie qu’on lui verra vivre ne sera pas supportable à beaucoup. Qu’il soit le chemin, la vérité et la vie, la terre du péché ne le supporte pas.

Jean écrit :

« Elle (la Parole) est venue chez les siens, et les siens ne l’ont point reçue » (Jn. 1. 11)

L’épître aux Hébreux nous le rappelle :

« Considérez, en effet, celui qui a supporté contre sa personne une telle opposition de la part des pécheurs… » (Héb. 12. 3)

Le Seigneur désenchanta peut-être certains de ses auditeurs lorsqu’il dit :

« Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée, car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère. » (Mat. 10. 34-35)

Jésus excite la contradiction dans le milieu humain où il est entré, mais lui-même contredit l’homme et sa pensée. C’est dans cette double contradiction que l’état de péché du monde se révèle. Il y a désaccord entre le cœur de l’homme et la pensée de Dieu ; telle est la principale conséquence de la chute en Eden. Il y a totale antinomie. Dieu et les hommes ne s’entendent plus du tout. Ceux-ci appellent le mal bien et le bien mal. En cette fin du XXème siècle, le renversement du mal et du bien est tellement évident qu’il prend l’aspect d’une règle. Nous voici donc en pleine réapparition de la parole du serpent :

« Vous serez comme des dieux connaissant le bien et le mal » (Gen. 3. 5)

Jésus est venu dans ce monde en puissant contradicteur. Son premier appel engage la contradiction :

« Repentez-vous car le royaume des cieux est proche » (Mat. 4. 17)

Dieu veut réconcilier tout avec lui-même ; il faut donc transformer la terre pour la mettre à l’unisson avec les cieux. Ainsi Jésus contredit le monde, et le monde le contredit. Quant à tout pécheur repentant, il faudra que le monde soit crucifié pour lui. Rien moins que cela ; les demi-mesures, non !
Ainsi se fait jour la nécessité essentielle pour le chrétien de vivre dans la séparation d’avec le monde, et de se placer du même côté de la contradiction que son Sauveur.

Aussitôt après la chute d’Adam et Eve, la contradiction apparaissait dans les paroles de l’Éternel Dieu comme conséquence caractérisant la situation nouvelle. Elle allait engendrer un conflit à long terme, ensanglanter la terre et dresser la croix :

« Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité ; celle-ci t’écrasera la tête et tu lui blesseras le talon. » (Gen. 3. 15)

Certaines versions emploient le terme « hostilité » au lieu de « inimitié » ; il est plus fort, donc préférable. Deux lignées se constituent dans la descendance du premier couple ; elles vont aller en s’amplifiant, surtout celle de l’hostilité. D’un côté se formera la lignée des hommes de la « voie de Caïn », qui ressembleront à Caïn. Elle persécutera l’autre lignée, celle des hommes qui ressembleront à Abel, le juste. Quant viendra l’heure, à la pointe du combat, le Christ vaincra le monde et obtiendra la condamnation de Satan (« le prince de ce monde sera jeté dehors »).

La diatribe que Jésus adressa aux scribes et aux pharisiens met en lumière les luttes incessantes entre les deux lignées :

« Serpents, race de vipères ! comment échapperez-vous au châtiment de la géhenne. C’est pourquoi, voici, je vous envoie des prophètes, des sages et des scribes. Vous tuerez et crucifierez les uns, vous battrez de verges les autres dans vos synagogues et vous les persécuterez de ville en ville, afin que retombe sur vous tout le sang innocent répandu sur la terre, depuis le sang d’Abel le juste jusqu’au sang de Zacharie, fils de Barachie, que vous avez tué entre le temple et l’autel. Je vous le dis en vérité tout cela retombera sur cette génération. » (Mat. 23. 33-36)

Aujourd’hui, l’hostilité n’a pas désarmé. L’Eglise supporte des persécutions persistantes et violentes en différents endroits de la terre ; des croyants innocents eux aussi, subissent des sévices de la part des milieux religieux ou politiques et plusieurs meurent encore en raison de leur foi. Mais Satan sait qu’il n’en a plus pour longtemps.

L’inimitié ou l’hostilité se retrouve dans « l’affection de la chair » véritable révolte contre Dieu, tout à fait analogue à celle d’Adam et d’Eve. L’apôtre Jacques la voit également dans les contacts avec le monde.


« Adultères que vous êtes ! Ne savez-vous pas que l’amour du monde est inimitié contre Dieu ? Celui donc qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu. » (Jacques 4. 4)

L’apostrophe « adultères que vous êtes » fait de ce verset une sévère admonestation sur laquelle il faut arrêter la pensée et humblement réfléchir. L’on ne peut aimer à la fois les deux côtés de la contradiction : Dieu et son adversaire ; l’on ne saurait donner son coeur à l’un comme à l’autre. Pensons qu’il suffit d’une tendance complaisante à l’égard des voix ou des propositions du monde pour que l’on verse dans le camp des « adultères ». Un peu plus loin, Jacques va dire ce que sont les remèdes à tout glissement vers le monde et son esprit, à toute compromission ou à tout partage du coeur entre Dieu et lui. À son tour, Jean met aussi le doigt sur le penchant de l’amour du monde et de ses attraits, amour condamnable puisqu’il y a antagonisme avec l’amour envers Dieu (1 Jn. 2. 15). Ne perdons pas de vue que cet antagonisme n’est autre que celui qui oppose la lumière aux ténèbres.

Jésus-Christ est venu sur cette terre ayant en lui le signe de la contradiction pour clouer à la croix la condamnation des hommes de foi repentant, pardonner leurs péchés et les rendre à la vie. Cette mission sublime, il l’a accomplie comme prophète, par sa parole, et comme souverain-sacrificateur qu’il est toujours.

Ne pas rester avec lui du même côté de la contradiction aboutit à le contredire et à révoquer son oeuvre. L’insistance sur cet aspect essentiel de la rédemption bien souvent oublié est actuellement et particulièrement opportune. Si, dans le cours d’une vie chrétienne, l’on n’a pas Jésus-Christ comme Souverain-sacrificateur, on ne l’aura jamais comme Roi.

À propos de Sylvie

Amie de Jésus depuis 1991, épouse, maman de 3 enfants, j'ai rencontré mon mari lors de mes études à l'Institut Biblique du Dauphiné à Grenoble.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Information

Cette entrée a été publiée le 8 mars 2013 par dans Christ, Dessein Éternel, Lectures, et est taguée , , , , , , , , , , , .
%d blogueurs aiment cette page :